ACTUALITES OCT 07 et MOTION SNEP


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quelques questions d'actualité

Samedi 13 octobre : journée d'action contre les franchises médicales : manif à Nice et Toulon (voir sites FSU)

Jeudi 18 octobre : Dans le Var manifestation interprofessionnelle à l'appel de la FSU 83, de l'UD-CGT, de Solidaires et de l'UD-FO à 10 heures place de la Liberté TOULON et 10 h 30 à Draguignan ; pour le pouvoir d'achat, les salaires, l'emploi, la protection sociale, les retraites, les services publics, les droits sociaux.

Dans les alpes Maritimes pour le pouvoir d'achat, les salaires, l'emploi, la protection sociale, les retraites, les services publics, les droits sociaux la FSU 6 et l'UD-CGT appellent les personnels à se rassembler à 10 h 30 devant la gare SNCF.

Décès : C 'est avec beaucoup de tristesse que nous venons d'apprendre le décès d'Huguette PETITON à l'âge de 82 ans. Huguette avait été pendant de longues années trésorière académique du SNEPNICE. Femme de conviction, elle continuait de marquer son attachement à l'école, à l'EPS et à son syndicat par son adhésion continue et sa présence régulière à nos cotés.

De nombreux collègues, actifs et retraités étaient présent le 10 octobre pour lui rendre un dernier hommage.

 

Motion action CDN du SNEP
des 11 et 12 octobre 2007

Le CDN du SNEP réuni les 11 et 12/10/2007 constate que, pour poursuivre et étendre avec toujours plus de cynisme et de détermination leur entreprise de destruction des acquis sociaux et valeurs démocratiques qui ont structuré la société française, le Président de la république et son premier ministre sont contraints d'affirmer, de marteler, d'imposer « leur »bon sens à l'opinion publique et dans le même temps, d'exhorter et recadrer leur propre majorité.

Le pouvoir doit se battre quotidiennement pour conserver et gagner davantage l'opinion au projet qu'il entend mettre en œuvre, et cela d'autant plus qu'en même temps, les forces contestataires commencent à s'organiser, l'obligeant à chercher la voie qui va lui permettre de continuer à avancer sans modifier le cœur de sa politique.

Un récent sondage BVA indique que, sur sa politique économique, le gouvernement perd 7% de confiance, tout particulièrement chez les ouvriers et les plus âgés qui ont pourtant voté le plus massivement pour lui. C'est jusqu'à 25 points de confiance que Nicolas Sarkozy a perdu dans l'opinion depuis le mois de mai !

C'est une évolution que le mouvement syndical et l'ensemble des forces démocratiques doivent suivre avec beaucoup d'attention pour se saisir à tout moment de toutes les brèches qui s'ouvrent.

Dans le même temps, les orientations et décisions prises sont porteuses de contradictions et continuent à être déstabilisantes du point de vue de la compréhension des enjeux.

Ainsi :

•  la France serait en déclin, l'Etat serait en « faillite », et il serait donc urgent de réduire ses services, sa fonction publique, le nombre des agents de l'Etat, de bloquer les salaires, mais… le gouvernement choisit délibérément de se priver de moyens en distribuant massivement des HS défiscalisées et en faisant 13 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus fortunés,

•  des conférences sont organisées sur la pénibilité du travail mais… il faudrait supprimer les régimes spéciaux de retraite justement instaurés pour prendre cette pénibilité en compte,

•  le déficit de la sécurité sociale est très important mais… l'Etat est le premier mauvais payeur en ne lui réglant pas ses dettes en temps voulu, tandis qu'il ne soumet pas à cotisations les revenus financiers, dont les stocks options qui pourraient pourtant rapporter (d'après la Cour des Comptes) 3 millions d'euros et choisit de faire supporter les frais médicaux par les malades eux-mêmes,

•  les français paieraient trop d'impôts mais… la TVA sociale est à l'étude et les franchises médicales sont en passe d'être instaurées,

•  le chômage est trop important mais… les 35 heures et la retraite à taux plein à 60 ans sont remises en cause et la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein passerait de 40 à 41 annuités, obligeant les salariés à travailler de plus en plus longtemps,

•  le fleuron de l'industrie française EADS devrait licencier massivement en raison de difficultés économiques mais… ses principaux dirigeants sont soupçonnés de délits d'initiés à hauteur de plus de 90 millions d'euros,

•  il serait impossible d'augmenter les salaires mais… le patron de l'IUMM a pu sortir 12 millions d'euros en liquide des caisses de sa fédération,

•  il faudrait encourager « l'immigration choisie » et pour ce faire… une loi inique autorise désormais les tests ADN pour déterminer la filiation en vue de limiter les regroupements familiaux,

•  la France manquerait de moyens mais… elle relance une politique de dépenses militaires,

•  le pouvoir parle de démocratie mais… développe les répressions à l'égard de militants, notamment ceux qui défendent les sans-papiers, et accentue sa politique sécuritaire,

•  le système scolaire produit 15% d'échec mais… 11 200 postes sont supprimés dans l'Education Nationale ; les élèves devraient avoir moins d'heures de cours, les enseignants devraient devenir bivalents sans formation spécifique et l'évolution de leur métier devrait se traduire par la casse de leur statut,…

•  le doublement des heures de sport à l'école est annoncé par Nicolas Sarkozy mais… 2 départs à la retraite sur 3 d'enseignants d'EPS ne sont pas remplacés,

•  l'objectif d'un budget Jeunesse et Sports porté à 3% du budget de l'état a été promis pour la fin du quinquennat, soit environ 8 milliards d'euros, mais… le budget 2008 ne s'élève qu'à 782 millions quand il en faudrait le double et qu'il y a urgence à développer le service public du sport.

•  …

Toutes les réformes et bouleversements politiques dénoncés par le SNEP dans ses conseils nationaux précédents restent à l'ordre du jour du gouvernement et se multiplient à un rythme effréné : démantèlement de la fonction publique et des garanties des personnels, réduction du périmètre de l'Etat, de la carte hospitalière, de la carte judiciaire, casse de la sécurité sociale, des régimes de retraite... Ces attaques commencent toutefois à fédérer toutes sortes de mécontentements, mais aussi à questionner, à faire douter les citoyens, mais en même temps à susciter la recherche de contacts intersyndicaux et inter-confédéraux débouchant sur différentes décisions d'action :

•  après la cinquantaine de regroupements contre les franchises médicales le 29 septembre, c'est une manifestation nationale qui est organisée le 13 octobre à Paris, assortie d'initiatives en province pour le droit à la santé pour tous, la prévention des risques au travail et contre l'instauration des franchises médicales,

•  du 15 au 20 octobre ce sont les unions confédérales de retraités et la FGR qui organisent une semaine d'action unitaire,

•  dans le secteur de l'éducation ce sont 15 organisations qui lancent une campagne commune pour la défense de l'école avec adresse au Président de la république et diffusion d'un tract commun,

•  la multiplication des déclarations publiques de personnalités et le succès des pétitions contre les tests ADN mettent d'ores et déjà le gouvernement en difficulté,

•  l'appel à la grève du 18 octobre 2007 à l'initiative de plusieurs syndicats cheminots pour la défense du fret et des régimes spéciaux, est désormais porté par l'ensemble des syndicats de la SNCF et s'est étendu à la RATP et à plusieurs secteurs des services publics et de la Fonction Publique.

L'élargissement au secteur de l'éducation et à l'ensemble de la Fonction Publique a été débattu dans le SNEP et la FSU et porté par eux au sein des intersyndicales de l'éducation et des fédérations de fonctionnaires, pour envisager les ripostes à organiser. S'il n'a pas été possible, ni toujours souhaité, au regard de la lisibilité des revendications qui sont les nôtres de décider la grève pour le 18 octobre, le SNEP tout comme la FSU appellent néanmoins à être partie prenante de l'action du 18, sous des formes diversifiées pouvant aller jusqu'à la grève là où les conditions sont réunies.

Quel que soit le niveau d'implication des enseignants d'EPS dans la journée du 18 octobre, ce moment doit être considéré comme une étape dans la construction d'un mouvement qui devra s'inscrire dans la durée en associant campagnes d'opinion et actions des personnels, avec un temps fort de grève de toute la fonction publique ou à défaut sur les questions éducatives dès la mi-novembre. Le SNEP avec la FSU entend en effet continuer à porter cette exigence au sein de l'intersyndicale des fonctionnaires pour :

- le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat et l'ouverture immédiate de négociations salariales,

- un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics,

- le maintien et l'amélioration du statut de la fonction publique et l'indépendance des personnels, la défense de nos retraites et du code des pensions,

- un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de la population.

Dans l'immédiat, le SNEP appelle ses responsables à tous les niveaux, à engager dès maintenant, une vaste campagne de rencontres avec la profession en vue :

•  d'organiser toutes les formes de participations possibles à l'action du 18 : présence dans les manifestations, distribution du tract sur l'école commun aux 15 organisations à la sortie des établissements, tenue systématique de l'heure mensuelle d'information syndicale,… y compris par la réussite de la grève là où elle a été décidée,

•  de mener le débat sur la situation, les enjeux, les revendications, les alternatives à construire,…

•  de participer aux initiatives sur la santé, les retraites, contre les franchises médicales,…

•  de s'investir activement dans la campagne d'opinion initiée par les 15 organisations de l'éducation en utilisant massivement le matériel commun : le tract et l'adresse au Président,

•  d'interpeller les élus à tous les niveaux sur le budget 2008 et sur les conséquences des mesures en cours.

Ces rencontres et initiatives permettront de préparer le nouveau temps fort prévu au mois de novembre et d'engager une campagne d'opinion, à partir du tract de la FSU et de matériels unitaires à construire, sur la fonction publique. Le SNEP proposera à la FSU et aux autres organisations de la fonction publique, d'examiner les possibilités et formes d'une grande campagne nationale pour la défense de la fonction publique et des services publics (affichages, journaux, médias divers…).

Le SNEP considère d'ores et déjà que ce temps fort devra se traduire par un appel à la grève.

Tous ces contacts, débats et actions, devront être ancrés sur le quotidien du métier d'enseignant d'EPS, afin de mieux décrypter le divorce entre les cohérences de la politique du pouvoir et les contre-propositions, que nous estimons indispensables de faire aboutir nos exigences de développement de l'EPS et du Sport Scolaire, la réussite de tous nos élèves et l'efficacité de la fonction publique et des services publics dont celui de l'enseignement. L'appel à la syndicalisation devra être porté comme élément déterminant dans le renforcement du rapport de force. Dans le même temps, le SNEP interviendra pour construire dans la durée, un mouvement qui soit le plus large possible (intersyndical, inter fédéral et confédéral, interprofessionnel), mettant en relation les intérêts communs aux différents secteurs avec les enjeux de société les plus généraux. Cette question de l'élargissement de l'action sera portée par le SNEP dans les différentes réunions, rencontres, AG… avec les collègues.

Sur notre champ d'action spécifique :

 

L'évolution du métier :

Les discussions sur le métier, dans le cadre de la commission Pochard, s'engagent dans un contexte de réduction de dépenses publiques et du nombre de fonctionnaires, de multiplication des HS, de mises en concurrence et d'abandon des solidarités entre personnels.

Le SNEP appelle la profession à débattre de l'évolution du métier et de son exercice en s'appuyant sur ce qui en constitue le cœur « faire apprendre en EPS », ainsi que sur les exigences qui en découlent come le travail en équipe, le suivi des élèves…

Nous devons démonter les arguments ministériels s'appuyant sur le malaise enseignant et avancer nos propositions contribuant à la réussite de tous nos élèves par l'acquisition d'une culture commune : formation initiale améliorée, réduction des maxima de services, formation continue développée…

Le SNEP estime que l'intervention de la profession pèsera dans les décisions futures qui seront prises.

L'avenir de la profession :

Aujourd'hui, l'aggravation des conditions de travail et d'emploi, l'alourdissement de la charge de travail par l'imposition d'HS ou la participation à de nouveaux dispositifs, les difficultés à vivre et à se loger pour de nombreux collègues compte tenu de la baisse du pouvoir d'achat pèsent sur le métier et la professionnalité des enseignants.

La question du lien entre le métier et les conditions d'exercice de celui-ci doit être au cœur de toutes les rencontres que nous devons organiser avec les collègues. Différents types de rencontres doivent être impulsées que ce soit sur la question du remplacement en général ou celle du métier.

•  pour construire les liens et la cohérence des enjeux avec les collègues,

•  pour quantifier les besoins,

•  pour exiger des moyens supplémentaires tant en emplois qu'en personnels supplémentaires qualifiés,

•  pour contribuer à la mise en place de rapport de force sur ces questions d'emploi et des recrutements en rencontrant les enseignants et étudiants STAPS en vue de créer des alliances avec eux et avec les parents d'élèves.

Nous contribuerons à démystifier la question du « travailler plus pour gagner plus » à travers les HS en travaillant à la réalisation d'un argumentaire.

Les programmes :

La rencontre avec les IPR d'EPS doit être systématisée afin de solliciter leur avis et leur positionnement sur les propositions de programmes du SNEP (voir sur le site).

Le sport scolaire :

•  Elections UNSS

Le CDN appelle les S2 et S3 à prendre les dispositions pour inviter tous les collègues (et notamment les syndiqués) à participer massivement à l'élection des représentants des AS au CD UNSS et à voter pour les candidats, soutenus par le SNEP et se présentant pour défendre « le sport scolaire, un droit pour tous ! ».

Dès les résultats des élections au niveau des CD UNSS de l'académie connus, chaque bureau académique (S3) prendra les dispositions pour contribuer à la constitution d'une liste soutenue par le SNEP pour l'élection des représentants d'AS au Conseil Régional de l'UNSS.

•  Projet d'AS / « cahier » d'AS / inspection

Le CDN rappelle que l'engagement des collègues dans l'animation et l'encadrement du sport scolaire (au sein de l'AS et dans le cadre de l'UNSS) est une dimension consubstantielle du métier de professeur d'EPS. La formalisation et la popularisation du projet d'AS, où les pratiques physiques et sportives sont au cœur, doivent contribuer au dynamisme et au rayonnement du sport scolaire dans l'établissement. Dans ce cadre, rendre compte collectivement et individuellement de l'activité déployée, des réussites mais aussi des difficultés rencontrées doit contribuer à promouvoir le droit pour tous les élèves au sport scolaire.

Au moment où le ministère tente d'imposer des indicateurs de performance (LOLF), strictement quantitatifs, incompatibles avec l'objet même de l'AS et de l'UNSS et qui sont de nature à modifier en profondeur le sport scolaire, le SNEP appelle la profession à élaborer ses propres indicateurs pour contribuer à un sport scolaire dynamique et de qualité et à refuser que les documents exigés par la hiérarchie (type «cahier d'AS ») ne visent qu'au seul contrôle des présences.

•  Le CDN appelle chaque bureau de S2 et de S3

- à contribuer, en liaison avec les représentants des AS élus, à ce que les CD et CR UNSS deviennent des lieux où résonnent régulièrement les préoccupations de la profession sur tout ce qui touche au sport scolaire

- à organiser systématiquement des espaces de rencontres sur le sport scolaire ; notamment sous forme de stages syndicaux (qui pourraient avoir lieu au second trimestre).

Le CDN demande aux militants de développer les contacts avec les collègues de l'éducation prioritaire à propos de l'accompagnement éducatif et de porter à cette occasion l'analyse du SNEP.