Contre les suppressions de postes


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La préparation de la rentrée 2005 est catastrophique dans notre académie comme au plan national.
Nous vivons dans nos établissements la traduction concrète d'un budget de régression, avec plus de 5 000 postes supprimés. Les premières informations qui nous sont parvenues des établissements, sont alarmantes pour nos conditions de travail et celles de nos élèves : la suppression de centaines de postes dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes est actuellement prévue et proposée lors des Conseils d'Administration. Le nombre d'heures, de postes supprimés est dans chaque cas sans commune mesure avec les baisses d'effectifs (3 postes pour 12 collégiens de moins, une dizaine de postes dans certains lycées). Nous insistons auprès des élus en CA pour dénoncer cette situation, en s'organisant pour ne pas siéger au CA, et en utilisant le projet de motion disponible sur le site ou auprès du S1 du SNES.

Personne ne s'y trompera, ces coupes budgétaires ne sont qu'un aperçu de l'école à moindre coût que veut mettre en œuvre notre ministre. Car, dans de telles conditions, nos métiers seront totalement dénaturés et l'école à deux vitesses que nous dénonçons deviendra réalité. Les propos du premier ministre et sa lettre de cadrage budgétaire envoyée à tous les ministères mettent en avant un budget 2006 des plus « serrés ». Matignon veut passer à la vitesse supérieure en matière de suppression de postes des fonctionnaires ( - 12 500 ). Toutes ces « économies », si elles sont effectives, vont toucher de plein fouet notre secteur et on imagine alors la situation catastrophique dans nos établissements.

Dans un tel cadre nul doute que les disciplines qui ne feront pas partie du fameux « socle commun » seront les premières touchées.

Nous avons dénoncé ensemble, dès le 7 décembre, puis le 20 janvier et le 5 février, ce projet de régression et la saignée d'emplois dans le second degré qu'il organise. Cette contestation s'amplifie avec le soutien des parents d'élèves et les actions des lycéens qui ne sont pas dupes de la détérioration prévisible de leurs conditions d'études et de la disparition programmée du Bac national et équitable.

C'est dans ce contexte que nous appelons dans l'unité avec les parents d'élèves l'ensemble des personnels à se rassembler le mercredi 2 mars pour dénoncer la casse du service public d'éducation et refuser les fermeture de postes.