| Declaration liminaire CTPA du 19 janvier 2006
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Tout d’abord vous me permettrez de vous souhaiter au nom de la FSU ainsi qu’aux personnels du rectorat nos meilleurs vœux pour cette année 2006 qui ne s’ouvre pas sous les meilleurs auspices, c’est le moins que l’on puisse dire. La dernière période, après les élections professionnelles, à travers lesquelles la profession à pourtant envoyer un message clair au ministre, se traduit par des annonces catastrophiques pour le système éducatif.
Monsieur le recteur nous nous adressons dans la première partie de notre propos au représentant du ministre dans notre académie.
Pour notre part nous pensons qu’il faut déclarer l’état d’urgence pour l’école et toutes les annonces et décisions vont actuellement dans le mauvais sens. Nous allons tenter de vous en convaincre !
Vous me permettrez d’avoir un regard chronologique sur les annonces qui ont une incidence sur la préparation de cette rentrée :
- c’est tout d’abord l’annonce d’une fonction publique et tout particulièrement d’un service public d’éducation dégradée par l’introduction, sous couvert d’une « mesure sociale », du CDI qui n’aura qu’un seul effet : l’institutionnalisation de la précarité au moment où l’école a besoin de fonctionnaires, osons le mot, qui plus est au moment où une nouvelle phase de déconcentration est en œuvre. A ce propos les personnels précaires que nous représentons aussi, et qui sont les seuls à ne pas avoir de représentants qu’ils élisent directement, se posent de nombreuses questions sur la manière dont vous allez décliner cette disposition réglementaire, puisque le ministre a décidé d’en confier la responsabilité aux recteurs. Il nous semble indispensable qu’un dialogue social approfondi soit mis en place sur cette question pour répondre aux interrogations légitimes des plus précaires et au moment où la Loi organique relative à la loi de finances (dite LOLF) s’applique depuis le 1er janvier.
- C’est, en plein congé scolaire cela deviendrait-il une habitude, que M le ministre annonce une saignée sans précédent avec la suppression de près de 6 000 postes aux concours de recrutement du premier et du second degré. Cette décision n’est pas acceptable, elle organise purement et simplement la fermeture de l’emploi public aux étudiants et prive nos collègues non-titulaires qui connaissent cette année un chômage sans précédent de 50% de possibilités de titularisation ! c’est aussi la disparition programmée des CPE et des Copsy en diminuant de moitié le nombre de recrutement de ces personnels et des menaces fortes sur certaines disciplines comme l’EPS. c’est en tout état de cause une crise de recrutement qui se profile et le non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite ! nous ne voulons pas de cette école M le recteur
- C’est après les émeutes ou la révolte des jeunes des banlieues, qui interpellent directement notre système éducatif, que le 1er ministre et gilles de robien ont eu pour toute réponse l’abaissement de l’age de la scolarité obligatoire alors que toutes les études s’accordent pour montrer la nécessité impérieuse d’augmenter les niveaux de qualifications dans les années à venir et le dynamitage de l’éducation prioritaire en décidant d’une « relance qui consiste à redéployer des moyens sur quelques établissements au détriment de tous les autres. C’est bien une fausse relance et un véritable abandon de l’éducation prioritaire qui est programmé !
- Plus récemment les documents du CTPM pour la préparation proprement dite de la rentrée 2006 sont édifiants. analyse sur 1er degré
Le ministre constate que nous sommes une académie déficitaire et chiffre notre besoin pour simplement maintenir les taux d’encadrement actuels et l’offre de formation déjà chiche en l’état à 111 ETP et il en conclut qu’il faut retirer 56 ETP à notre académie et vous demande d’en redéployer 40. une analyse fine du remplissage des structures occupe plusieurs pages pour constater un classement peu glorieux de notre académie 26ème sur 30 en LP, dernier en lycée et 24 ème en collège, si avec nos collègues tous les jours dans nos classes, nous partageons le constat en aucune manière nous ne pouvons accepter la conclusion qui consiste à diminuer notre plafond d’emploi !
Tous ces choix budgétaires et éducatifs tournent le dos aux besoins réels de l’école, et hypothèquent l’avenir de la jeunesse et de la nation.
Nous souhaitons attirer votre attention m le recteur sur deux points particulier : le dialogue social et la violence à l’encontre de nos collègues
- sur le dialogue social permettez nous de constater son absence au niveau national et nous ne souhaitons pas que cela arrive dans notre académie
- dates ctp
- sincérité des documents de ctpa
- lolf bopa et papa avec les indicateurs +
- sur la violence envers nos collègues le constat n’est pas du tout positif, la fin du 1er trimestre a été très difficile, de nombreux collègues ont été victimes d’agressions physiques et morales d’ élèves ou de parents d’élèves ! cette situation, qui n’est pas particulière à notre académie, est le résultat de trois années d’une politique catastrophique pour les vies scolaires qui n’a eu que pour seul objectif la diminution du nombre d’adultes dans les établissements (cf la disparition des mise puis des aides éducateurs et la non création de postes de CPE). Notre ministre disserte sur cette question en prévoyant une circulaire permettant aux chefs d’établissements de savoir quoi faire ?...et deuxième axe le judiciaire ! par le dépôt de plaintes mais rien sur la politique éducative !!! un paradoxe local nous remonte des établissements : des reproches, des remontrances du recteur sur le nombre de conseils de discipline qui semble-t-il aurait explosé ? vous ne pourrez pas me rétorquer qu’il s’agit d’un sujet hors de lODJ car l’inspection générale s’est étonnée que pendant trois ans rien n’était mentionné au PV du CA du LP d’étampes sur des problèmes de violence donc souhaitons vivement que cette déclaration soit au prochain PV. faudra til alller jusqu’à ne pas siéger pour obtenir les pv des ctpa précédents ?
- il est vraiment temps m le recteur que le gouvernement change de politique pour l’éducation et ait une réelle ambition pour les jeunes de notre pays.
- Quant à nous, Nous décrétons l’état d’urgence pour l’École et exigeons une rentrée 2006 placée sous le signe de l’ambition et pour une autre politique éducative pour le pays ! c’est tout le sens de la campagne de signature de la carte pétition adressée au ministre et à vous-même qui est un premier élément d’une mobilisation de plus grande ampleur.
- Plus 2/2 dans l’unité