COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

à Mesdames et Messieurs les journalistes,

avec prière d'insérer.

 

Rentrée 2006 : État d'urgence pour l'éducation

La rentrée 2006 s'annonce sous de très mauvais auspices. Alors que les documents ministériels montrent la nécessité d'implanter 111 postes dans les collèges et lycées de notre académie pour simplement maintenir un classement déjà peu glorieux (26 ème sur 30 en LP, 24 ème en collège et dernier en lycée), la conclusion qu'en tire le ministère est pour le moins paradoxale : - 56 postes !

Un examen plus poussé des documents préparatoires laisse entrevoir, en réalité, la disparition de l'équivalent de plus de 100 postes dans nos établissements, ce qui entraînera un gonflement des effectifs par classe et interdira toute innovation pédagogique, particulièrement en direction des élèves les plus en difficultés.

La disparition des étudiants surveillants et leur non remplacement au sein des vies scolaires vont encore accentuer les tensions propices aux actes de violence.

Cette perspective est inacceptable pour les élèves comme pour les personnels. Dans de telles conditions, comment l'institution scolaire pourra-t-elle offrir une véritable égalité des chances et conserver pour objectif la réussite de tous ?

Concernant l'éducation prioritaire, le classement de 6 établissements sur 14 en niveau « EP1 » illustre de manière éloquente la « relance » proposée par le ministre, qui consiste tout simplement à redéployer des moyens déjà existants sur quelques établissements au détriment de tous les autres : il s'agit en réalité d'un véritable dynamitage des zones d'éducation prioritaire.

Sur l'offre de formation déjà étriquée dans notre académie, les propositions du Recteur ne vont pas là non plus dans le bon sens. Aucune ouverture de nouvelles formations n'est prévue, que ce soit pour les langues vivantes, les sections sportives, les enseignements de détermination en seconde ou les sections européennes dans les lycées du Var et des Alpes Maritimes : c'est du jamais vu, même dans notre académie ! En BTS, aucune création de section n'est envisagée. Pire encore, la suppression de 105 places dans les Alpes-Maritimes et 114 dans le Var qui s'ajoutent aux 153 prononcées l'an dernier. C'est donc une amputation de 372 places en deux ans, ce qui laisse le champ libre à l'enseignement privé ou impose une formation par l'apprentissage.

Ces perspectives alarmantes s'inscrivent dans la politique gouvernementale de réduction des effectifs enseignants, qui se traduit par une saignée sans précédent des postes aux concours de recrutement des enseignants du second degré : plus de 4 000 postes supprimés au moment où des centaines de nos collègues non titulaires sont au chômage, alors que le gouvernement donne soi-disant priorité à l'emploi !

Face à cette situation, les syndicats de la FSU décrètent l‘état d'urgence pour l'éducation et exigent une rentrée 2006 placée sous le signe de l'ambition et une autre politique éducative. C'est tout le sens de la campagne de signature de la carte pétition que nous venons d'éditer et que nous diffuserons massivement dans les jours à venir.

Pour la Section académique du SNES-FSU,
Richard GHIS

Pour la Section académique du SNEP-FSU

Dominique HENROT