Bonsoir les amis,


Copyright Snepnice 2004

Ceux qui ont vu les images de la manif de Nice ont pu entendre Alain GALAN, le secrétaire départemental du SNES, déclarer « le Budget 2007 c’est moins de profs … plus de flics ». La politique désastreuse en matière d’éducation de ce gouvernement qui augmente de manière significative le budget de la justice et de la police alors qu’il tranche dans le vif celui de l’éducation ne peut qu’amener tous ceux qui sont le plus en difficulté dans notre système scolaire à être encore plus fragilisés. On ne sait que trop bien jusqu’où cette politique nous conduira !
Présenté le mercredi 27 septembre par Jean-François Copé, ministre délégué au Budget, le projet de loi de finances se traduit donc par la suppression dans l’Education Nationale de 8701 ETP (Equivalents Temps Plein) auxquels il faut ajouter les 20 000 postes déjà supprimés depuis 2003, soit le double de ce qui correspond à la baisse du nombre des élèves sur la période. Ce projet en fixant le budget de l'enseignement scolaire public à 52,7 milliards d'euros (15,7 milliards d’euros pour le ministère de l’intérieur) permet aussi au passage de compenser les 23 milliards d’exonérations faites aux entreprises en 2006.
Et pourtant, tout nous pousse à croire qu'il faut faire autrement. Les analyses annuelles de l'OCDE (c’est dire !), publiées le 12 septembre dernier dans Regards sur l'éducation 2006 (document PDF en anglais, 3.5 Mo), font apparaître que les individus et les pays qui investissent un maximum dans l'éducation y gagnent largement au plan économique et social. Cependant, même si l'OCDE apporte de nouvelles preuves de l'importance d'une éducation de qualité pour promouvoir la cohésion sociale et la prospérité économique, elle se garde bien d’inviter les gouvernements à y consacrer davantage de moyens. On ne saurait comprendre pourquoi sans identifier que les objectifs poursuivis par l'OCDE et nos gouvernements tendent finalement à la marchandisation et à la libéralisation de l’éducation !
Alors, on fait quoi ? Cette grève même si elle est un demi-succès (ou un demi-échec) n’en était pas moins nécessaire car ce gouvernement et ce ministre de l’Education nationale qui nous méprise, n’ont pas l’intention d’en rester là. Le train des réformes engagées depuis cette rentrée, le budget aujourd’hui, la refonte des statuts demain et quoi encore après demain, voila un ensemble de questions sur lesquelles nous ne devons plus rester l’arme au pied. Croyez vous sincèrement que votre bulletin dans l’urne changera quelque chose si auparavant vous n’avez pas fait valoir des exigences fortes publiquement pour un service public d’éducation moderne et au service d’une société humaniste et progressiste.
Alors ne sombrons pas dans la morosité ! Oui nous faisons moins bien qu’avant : moins de grévistes, moins de manifestants, moins de tonus dans les mots d’ordres, mais pour autant aurions nous tort de continuer le combat ? Qu’en est-il ailleurs ? Nous avons l’habitude d’actions majoritaires et pour le moment les consciences de nos collègues ne sont pas toutes en état de réagir. C’est dire tout le travail qui nous reste à faire, pour convaincre. Et cela passe aussi par une FSU puissante et un SNEP fort. Allons –y !!
Bonne fin de semaine.

A+ Fred