| Concours 2004 : les non-titulaires, ma, contractuels, vacataires paient un lourd tribut
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La loi de résorption de la précarité devient une coquille vide
La répartition des postes aux concours a été publiée au JO du 26 janvier. La baisse drastique des postes aux concours externes va avoir des conséquences importantes sur le nombre de titularisations des non-titulaires (près de 6728 non-titulaires ont été titularisés depuis 2001 par les concours externes).
Les postes aux concours internes sont maintenus au même niveau qu'en 2003 alors qu'il aurait fallu les augmenter puisqu'ils sont ouverts depuis cette année aux assistants d'éducation et aux MI-SE.
Enfin , le plus lourd tribut est payé par les concours ouverts au titre de la loi de résorption de la précarité : amputation de 750 postes aux concours réservés, (1000 postes contre 1750 en 2003, et contre 2450 en 2002), soit une baisse de 42% et seulement 650 possibilités de titularisation à l'examen professionnel. L'enseignement professionnel et technique, l'EPS, subissent des coupes franches : pour le CAPLP2 réservé - 49 % ; au CAPET réservé - 58 % ; au CAPEPS réservé - 58 % ; au concours réservé CPE - 61 % ; au concours réservé COPSY - 63 % ; au CAPES réservé - 18%. Les disciplines les plus sévèrement touchées comme au CAPES externe concernent, pour le CAPES réservé, par exemple les SVT (- 20%), l'allemand (- 40%), l'espagnol (-31%), l'anglais (- 18 %) et la section coordination pédagogique et ingénierie (- 29%) alors qu'il n'existe aucun concours externe et interne ouverts aux contractuels de la formation continue et de la mission générale d'insertion des jeunes. Ce qui augure une réduction de l'offre d'enseignement dans ces disciplines. Ainsi le nombre de postes est réduit à quelques unités dans la plupart des disciplines. Il s'agit bien d'un véritable renoncement aux engagements de la loi SAPIN dont c'est l'avant dernière session.
Ces décisions
sont d'autant plus inacceptables que des centaines de contractuels sont actuellement
au chômage ou contraints d'accepter de simples vacations qui hypothèquent
gravement leurs droits et leurs chances d'accéder à l'ancienneté
requise aux concours. A la session 2003, les non-titulaires avaient déjà
perdu 1209 possibilités de titularisation (4999 admis contre 6236 en
2002). Le SNES et le SNEP interpellent le ministère pour obtenir que
ces décisions soient revues. Ils continuent leur campagne de mobilisation
pour les recrutements et les titularisations nécessaires. Ils continueront
à dénoncer à travers toutes ses actions le scandale de
la précarité.