| RETRAIT DU CPE !
|
DEVELOPPER L'EMPLOI PUBLIC ET PRIVE ! RECRUTER
HALTE A LA PRECARITE
Depuis plus de deux mois le gouvernement s'entête à maintenir un dispositif discriminant à l'égard des jeunes, les exposant, jusqu'à 26 ans, à l' instabilité de l'emploi, entravant ainsi leur pleine insertion sociale et citoyenne.
Malgré les puissantes mobilisations des étudiants et des jeunes et un rejet grandissant du CPE par l'opinion publique, le gouvernement s'est obstiné, de façon irresponsable, sachant pertinemment qu'il engendrait une crise durable. Déjà des comportements violents s'installent dans chaque manifestation.
Après avoir refusé tout débat, le gouvernement s'enfermant dans sa proposition « ni retrait, ni suspension, ni dénaturation », a été contraint, publiquement, d'annoncer des négociations. La pression des 12 organisations syndicales réclamant le « retrait du CPE » n'a pas été vaine. Le Premier Ministre doit s'expliquer sur la conduite des négociations, à entamer immédiatement, sur les questions de l'emploi des jeunes et plus généralement de l'emploi.
Depuis le 7 février, les fonctionnaires et les enseignants ont été partie prenante de ces mobilisations mais de façon encore insuffisante. Pour la journée de grève interprofessionnelle du 28 mars, leur engagement doit être entier et massif.
Le CPE consacre la précarité et la flexibilité comme mode d'emploi des jeunes salariés ; il s'accompagne de la mise en cause du droit du travail.
Dans le public, la politique conduite par le gouvernement, fondée sur les restrictions des dépenses publiques et la diminution du nombre des fonctionnaires, relève de la même orientation et mène au même résultat.
En EPS, la baisse massive de postes aux concours de recrutement pousse inéluctablement au recours à l'emploi précaire.
Pour l'EPS et les STAPS, les besoins non couverts et les nécessités pédagogiques de cet enseignement réclament le recrutement de 1500 enseignants dès 2006 !
L'existence du CPE questionne directement le système éducatif :
1. Elle met en cause la valeur des diplômes et des qualifications pour lesquelles nous formons les jeunes ;
2. En niant la valeur des diplômes, elle met en cause l'école elle-même, idée bien en cour aujourd'hui, pour l'inféoder toujours plus aux besoins de la seule économie libérale (dont l'apprentissage dès 14 ans est le dispositif emblématique) ;
3. En faisant pression sur les recrutements :
a. elle conduit à imposer aux personnels en place quantité d'heures supplémentaires conduisant ainsi, et de facto, à l'augmentation des maxima de services ; rappelons qu'en EPS 1500 postes sont ainsi dissimulés.
b. Elle conduit, dans les établissements scolaires et par le biais de la DHG, à supprimer des options et des mesures positives acquises pour gagner en qualité d'enseignement, c'est-à-dire qu'elle mutile, insensiblement et durablement, le service public d'éducation.
Enfin, ce dispositif CPE converge avec diverses mesures modifiant fondamentalement le statut de la fonction publique (PACTE[1], CDI[2], carrières.) au prétexte que ce statut est anormalement protecteur comparé à l'emploi privé.
Ce sont ces orientations qui nous rendent entièrement co-responsables de la lutte contre le CPE.
Lutter contre la précarité, développer les services publics, mieux protéger tous les salariés du public et du privé, développer l'emploi et les recrutements statutaires, tel est le sens de la journée du 28 mars.
Ensemble, nous les avons portées le 16 mars.
Le 28 mars, il faut faire mieux, beaucoup mieux !
TOUS ET TOUTES EN GREVE
TOUS ET TOUTES AUX MANIFESTATIONS
Le nombre de grévistes doit conduire aux « établissements déserts » et rendre les manifestations imposantes.