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Edito

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REPARER LES VIVANTS

(Edito FSU 83 juillet 2017,
Maryvonne Guigonnet, Secrétaire générale de la FSU du Var)


Une nouvelle période politique s’ouvre sur la base de recompositions diverses et les élections présidentielles ont montré comment la société française est aujourd’hui divisée, fracturée, en perte de repères. Le nouveau Président de la République a été élu à la fois avec des votes d’adhésion à son programme mais également des votes «utiles» au premier comme au second tour des élections présidentielles. Le nouvel exécutif devra en tenir compte aussi bien quant à sa méthode de gouvernance que sur les politiques à conduire. La forte abstention lors des législatives peut être lue tout à la fois comme une adhésion ou comme un rejet, dans tous les cas, elle dénote une lassitude et pour le moins, une absence d’enthousiasme !

Bien évidemment nous nous félicitons de la défaite de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Nous avions appelé à lui faire barrage et avions alerté, dès avant le 1er tour, de cette élection les agents de la Fonction Pu­blique de la dangerosité de son parti et de son programme. Pour autant, le Front National continue de progresser dans notre pays. Plus d’un français sur trois qui a exprimé son vote a voté Front National. La lutte contre la progression des idées d’extrême droite passe en partie par la mise en œuvre de politiques permettant de combattre efficacement les inégalités, les discriminations et les injustices sociales. Il faut aussi, dans le même temps, mettre en place des politiques éducatives, culturelles et sportives permettant à tous les jeunes d’avoir des perspectives de réussir leur projet aussi bien personnel que professionnel et de trouver ainsi une place dans la société.
Le nouveau président a été élu sur un programme libéral et l’assemblée nationale est désormais constituée d’un parti hégémonique. Ce nouveau corps législatif se présente comme une expérimentation réussie : la greffe aurait pris entre un malade de gauche et un donneur de droite. Face à ce don d’organe qui fait naître un être hybride dont l’avenir est incertain et les soubresauts post-traumatiques inquiétants, le mouvement syndical ne res­
tera pas inerte. Tout reste à faire: la France apparaît comme un grand brûlé, un corps dis­
loqué qui, quoique très traumatisé, aspire à se reconstruire et à aller de l’ avant.

Pour la FSU, il ne s’agit pas seulement d’être dans une position défensive mais bien d’être une force de propositions. Pour les services publics, la formation, l’emploi … nous sommes porteurs de solutions afin de construire le vivre ensemble, garantir les retraites, s’attaquer au chômage …
Pour cela, il faut retravailler à l’union des forces syndicales: dans un pays divisé, le mou­vement syndical, dans le respect de la diversité de chacun, doit se parler. Dans cette période de décomposition/ recomposition, c’est l’avenir de la Fonction Publique qui se joue. Cette • stratégie d’union est la seule qui puisse nous relancer dans une dynamique positive. Elle impose de reconstruire des initiatives communes sur tous les sujets dans des configurations les plus larges possibles et en y associant les salarié-es, les agents, les retraité-es et les jeunes.

 

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