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Edito

EDUCATION NATIONALE:  LA NOUVELLE « GRANDE MUETTE » ?

Doit-on s’inquiéter des projets de réformes contenus dans la loi « pour l’école de la confiance » ?

C’est fort probable dans la mesure où le Ministère cherche à museler les enseignants. Nous sommes appelés, dans le projet de loi, à devenir les seuls agents de la fonction publique soumis à un « Devoir de réserve ».

Seuls les militaires y sont soumis ce qui ne nous rassure pas dans la mesure où les militaires n’ont pas non plus le droit de grève ni même le droit de manifester. Serait-ce la prochaine étape de ce gouvernement qui se dit démocrate ? Allons-nous une nouvelle fois plier à cet affront ?

Pour le SNEP et la FSU, il est urgent de réagir.

Nous devons tous nous poser la question des conséquences d’un devoir de réserve. Déjà que de nombreux chefs d’établissement l’invoquent alors qu’il n’existe pas, imaginez un peu ce que sera notre vie dans l’établissement avec la loi du côté de la hiérarchie. Pourrons-nous encore faire voter une motion en CA avec les parents d’élèves ? Pourrons-nous encore distribuer des tracts aux portails des bahuts ? Aurons-nous encore le droit de demander une audience à l’IA parce que notre DGH est inadaptée ?

  Nous vous appelons à signer et faire signer massivement la pétition mise en ligne par la FSU en CLIQUANT ICI .

Pour continuer dans le chapitre des mauvaises nouvelles, nous évoquerons les DGH qui viennent de sortir pour l’ensemble des établissements. Les chiffres sont clairs : plus de 1700 élèves en plus et 65 postes en moins dans le second degré ; +1000 HSA à distribuer dans les établissements. Dans les établissements dits difficiles, les effectifs par classe vont augmenter puisque le calcul des DGH va s’appuyer sur 27 élèves par classe plutôt que 26 précédemment.

Nous vous invitons à les consulter sur le site du SNES en cliquant ici

Dans le même temps, le couperet des deux HSA imposables à chaque enseignant est en passe de tomber.

Si vous aviez des doutes, il semblerait que les événements se précipitent et qu’il soit temps d’y mettre un sérieux coup d’arrêt.

C’est pour cette raison que nous vous appelons à vous mobiliser massivement jeudi 24 janvier en venant manifester et en vous mettant en grève.

Nous vous donnons rendez-vous :

  • A NICE place GARIBALDI à 10H30
  • A TOULON devant L’INSPECTION ACADEMIQUE à 10H30

Et l’EPS dans tout ça ??

L’année 2018 a été placée sous le signe d’un recul historique de l’EPS. La volonté du gouvernement Macron / Philippe de réduire notre enseignement à une « sous discipline » (CP SNEP National) a été confirmée :

  • Réduction des horaires EPS en LP (CP intersyndical nationale),
  • Non création des 1000 sections sportives prévues,
  • Transfert de charges de l’état vers les familles pour l’UNSS, (augmentation du prix des licences)
  • Suppression au lycée de l’option d’approfondissement et EPS seule discipline sans enseignement de spécialité (CP SNEP National),
  • Absence d’évaluation spécifique de l’EPS au DNB,
  • Réduction de 20% des postes au concours.

L’augmentation du nombre de postes au CAPEPS (+20 à l’externe et + 10 à l’interne) est une première étape dans le renversement du rapport de force. Celui-ci est à mettre à l’actif des actions du SNEP-FSU, seul lancé dans cette bataille. Cette reconquête ne suffira cependant pas à combler les départs en retraite (CP SNEP National).

Le contexte politique actuel porté par « les gilets jaunes » et, pour l’éducation, par « les stylos rouges » donne du souffle à nos revendications. En effet, un certain nombre de nos revendications ont été reprises par ce mouvement :

  • dégel immédiat du point d’indice ;
  • augmentation des traitements (salaires) ;
  • limitation du nombre d’élèves par classe :
  • fin des suppressions de postes ;
  • augmentation des moyens pour les élèves à besoins particuliers ;
  • abrogation des réformes du secondaire et ouverture d’une concertation nationale ;

Nous vous invitons par conséquent à prendre part aux AG du mouvement des « stylos rouges » qui pourraient être organisées, afin d’envisager des actions pouvant accentuer la remise en cause des réformes politiques néo libérales conduites par le gouvernement Macron / Philippe. Rappelons que le SNEP et la FSU s’opposent à cette politique car elle accentue :

  • la précarisation de notre profession (gel du point d’indice, non revalorisation réelle du pouvoir d’achat, augmentation des heures supplémentaires, augmentation des effectifs par classe, jour de carence, …),
  • la ségrégation sociale des élèves défavorisés en réduisant l’accès à une culture générale la plus large possible (parcoursup, réforme lycée, ..),
  • la privatisation du service de l’éducation (maintien des postes au concours privé et réduction aux concours publics).

TOUS EN GREVE ET EN MANIF JEUDI 24 JANVIER

Bonne Année

Florent Pons, Colas Mouton pour le secrétariat académique du SNEP NICE

 

 

 

Florent PONS pour le secrétariat académique.

 

 

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