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Edito

DECLARATION LIMINAIRE DU SNEP-FSU
A LA CAPA AVANCEMENT DU 02/02/2018

Bonjour à tous,

Cette CAPA avancement d’échelon revêt un caractère particulier puisqu’elle inaugure en partie les nouvelles modalités d’avancement de carrière. Pour autant, cette CAPA reste transitoire puisqu’elle n’intègre pas encore les nouvelles modalités d’évaluation. Cette année, les collègues seront promus au 7ème et au 9ème échelon sur la base des notes obtenues précédemment.
Le SNEP-FSU, à l’instar, de la FSU a eu l’occasion de constater des avancées non négligeables pour nos collègues dans le cadre de ce nouveau protocole de carrière :

  • Une carrière à la classe normale plus juste, moins aléatoire dans laquelle tout le monde bénéficie d’une revalorisation salariale.
  • Après 6 ans de gel du point d’indice, ce dernier a bénéficié de deux augmentations de 0.6 %
  • Une augmentation significative du nombre de points d’indice par échelon…
  • Certaines modalités d’accompagnement de carrière par les IA IPR qui nous paraissent aller dans le bon sens.

Il était inimaginable de refuser une revalorisation salariale pour tous les collègues quand bien même elle s’échelonnerait sur plusieurs années. D’ailleurs, nous remarquons que les organisations syndicales qui ont pris le parti de la défiance vis-à-vis du PPCR regrettent toutes unanimement aujourd’hui en CTM (comité technique ministériel) le report d’un an, prononcé par le gouvernement, de certaines mesures salariales du PPCR.
Pour autant, certaines de nos revendications n’ont pas encore abouti  et nous continuons de penser que la revalorisation doit être supérieure. Le SNEP-FSU continuera à négocier pour faire valoir ses revendications pour la profession.
En revanche, le SNEP-FSU dénonce vigoureusement le nouveau gel du point d’indice et l’hésitation gouvernementale dans la mise en place du PPCR avec le report d’un an de l’augmentation du nombre de points d’indice par échelon. Ces décisions sont inacceptables et relèvent de choix politiques destinés à privilégier les plus aisés au détriment d’une juste revalorisation des enseignants et des fonctionnaires de manière générale. La méthode et les actes diffèrent des propos mielleux de notre ministre sur la nécessaire revalorisation du métier d’enseignant.
D’autre part, la transition entre l’ancien et le nouveau mode d’avancement fait apparaitre quelques écueils. L’évaluation est basée, cette année encore, sur l’ancien système. Par conséquent, ceux d’entre nous qui n’avaient pas bénéficié d’une inspection récente sont pénalisés. Nous sommes d’ailleurs préoccupés de savoir comment sera gérée la transition dans le cadre des avis donnés pour l’accès à la hors classe. Nous espérons que des péréquations seront étudiées afin que les collègues n’ayant pas bénéficié d’inspection récente ou ceux qui ne pourront pas bénéficier d’un rendez vous carrière ne subissent pas de traitement inégalitaire.
Pour l’avancement de cette année, nous constatons qu’après attribution des promotions, il reste un coefficient de 0.8 à attribuer (soit 80% d’une promotion). Etant donné la valeur de ce reste, nous demandons à ce qu’exceptionnellement un collègue supplémentaire soit  bonifié d’un an pour le passage au 9ème échelon. Les 0.2 manquant pouvant, peut être, être récupérés sur les autres CAPA second degré.
Un mot quand même sur l’arrivée imminente des CAPA classe exceptionnelle (le 19/02 pour ce qui est de l’EPS) ; La FSU et le SNEP en particulier avaient dénoncés la création d’un nouveau grade y préférant plutôt la création d’échelons supplémentaires à la hors classe.
Nous craignions de voir apparaître des dérives méritocratiques inégalitaires. Il n’aura pas fallu longtemps pour que la réalité nous donne raison. La restriction des missions fonctionnelles induisant la promouvabilité des collègues entraine des frustrations et de la concurrence regrettable entre les enseignants. Les critères parfois incohérents retenus par le ministère pour reconnaitre les fonctions exercées frisent la provocation. C’est comme ça que certains collègues voient leur candidature invalidée parce qu’avant 1990 les années en éducation prioritaire ne sont pas prises en compte ou des collègues qui ont exercé des missions de formateur académique depuis des années  mais qui ne sont pas reconnues du fait qu’ils n’ont pas le CAFFA (CAFFA crée en 2015) et tout à l’avenant.
Dans la perspective de la CAPA classe exceptionnelle, nous demandons à M. Le Recteur d’étayer les avis qu’il va prononcer en ne se contentant pas seulement de fournir à la CAPA les avis littéraux des chefs d’établissements et des IPR. Il nous semble par ailleurs indispensable que les avis donnés prennent en compte l’ancienneté des collègues et l’imminence de leur départ en retraite.
Pour finir, nous souhaitons saluer nos deux collègues, Ghislaine REVERDITO ET Bastien PREVIT qui prennent leur fonction suite au départ de deux anciens commissaires paritaires. Nous leur souhaitons bonne route à nos côtés pour défendre les intérêts de nos collègues EPS.

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU de Nice

Mutations : l’heure du bilan et des perspectives

Les mutations constituent un dossier important au regard des attentes de la profession qui mobilise les élu-es SNEP-FSU.
Chaque année, ce sont 6
500 collègues qui sont concerné-es par cette opération de gestion (phase Inter ou Intra académiques), que ce soit pour une première affectation (les stagiaires) ou par choix. Sur près de 2900 demandes Inter, seulement 1600 collègues obtiennent satisfaction et 3500 à la phase Intra sur plus de 6500 demandes.
Ce bilan renforce à nouveau notre volonté de voir profondément évoluer le système afin d’offrir un droit à mutation choisie dans des perspectives raisonnables.
Ainsi nous avons rencontré la DGRH du ministère le 17 juillet pour faire part de notre bilan et porter à nouveau nos propositions pour améliorer l’existant (TZR, stabilité poste, ascendants et dépendance,…) et proposer des évolutions dans l’intérêt de tous les personnels et du service public d’éducation.
Pour exemple, alors que nous menons une bataille depuis plusieurs années pour la valorisation du Rapprochement de la Résidence de l’Enfant pour garantir aux enfants le droit de disposer de ses 2 parents pour son éducation, le ministère semblerait enfin vouloir entendre nos arguments et propositions.
Nous serons donc attentifs au projet de note de service mutation 2018 afin qu’il marque des évolutions positives en attendant que nous puissions obtenir le retour à un mouvement national amélioré en un seul temps.
Cette vigilance et nos interventions ne suffiront pas à nous permettre de gagner sur le droit à une mutation choisie.
Si cette opération touche près de 6500 collègues chaque année (soit 1/5ème de la profession), elle nous concerne potentiellement toutes et tous. C’est pourquoi, le SNEP-FSU et ses partenaires de la FSU entendent porter cette exigence avec votre aide et votre soutien. Nous ne manquerons pas de vous solliciter en amont et durant la période de mutation. Les mutations découlant étroitement des postes créés, il convient de gagner l’implantation de postes en nombre suffisant dans les établissements et en zone de remplacement. Pour faire droit à une mutation choisie, c’est toutes et tous ensemble qu’il faut peser !

Polo LEMONNIER

Dotation Générale 2018 :

argumenter et agir localement pour la réussite de tous, pour faire du « bon travail », pour permettre l’emploi des jeunes en STAPS !

Les DG arrivent dans les établissements. C’est toute la vie professionnelle d’une année qui se joue. Ainsi que les conditions d’étude des élèves ! Alors il faut en faire un vrai temps d’analyse, de critiques, de refus, de propositions alternatives. Ne pas se laisser « endormir » ni se résigner.  D’autant qu’avec la baisse des recrutements, moins 2600 postes toutes disciplines -moins 170 postes soit moins 21% au CAPEPS externe-  et une nouvelle augmentation de 26 000 élèves, la situation déjà difficile  va se dégrader sérieusement. HSA, effectifs par classe risquent d’augmenter. Projets, dédoublement, soutien… de se réduire.
Alors, pour améliorer réellement les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels, pour faire respecter ses droits, soyons extrêmement combatifs. Dénonçons les DHG au rabais, dénonçons « l’école libérale » qui discrimine. « Jouons » le plus collectif possible pour porter l’école de la réussite de tous.  Soyons déterminé.es pour que la démocratie locale ne soit pas qu’une parodie !

Attention la Dotation Générale aux établissements contient simultanément :

  • la DHG (dotation des moyens en Heures postes et HSA pour l’enseignement)
  • la DI (dotation indemnitaire pour les Missions Particulières comme la coordination EPS).

La DG concerne toutes les équipes et il est important de chercher à ce que les mobilisations dans l’établissement et les actions au CA soient les plus unitaires possibles.
Il faut aussi, plus spécifiquement, agir pour se donner les moyens d’une EPS de qualité, voie originale de réussite dans l’école, promesse d’une émancipation motrice et d’une appropriation critique de la culture des APSA.
La dénonciation de l’insuffisance du volume des 2 dotations, l’expression des besoins doivent irriguer les débats dans l’établissement jusqu’au CA où, en toute légitimité et légalité, elles doivent se traduire par des motions et des votes.

  • Ne pas s’en laisser conter par une tentation autoritaire de certaines hiérarchies ;
  • Organiser les alliances avec les parents, les élèves ;
  • Interpeller les élus (ceux des CA notamment),
  • Communiquer aux usagers, à l’opinion…

Les outils que vous trouverez sur notre site participent du rapport de force général national qu’il nous faut collectivement amplifier pour faire prendre en compte nos revendications, agir ensemble pour une éducation de qualité.

Ces outils ne peuvent exister sans votre syndicalisation.

Alain Briglia

 

 

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