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Edito

MOUVEMENT INTRA EPS :
Le SNEP-FSU met un « CARTON ROUGE » au Ministre en séance

DECLARATION LIMINAIRE FPMA 13 juin 2019

        Monsieur Le Recteur, Mesdames, Messieurs les membres de la dernière FPMA EPS sur le mouvement
C’est avec une bien triste nouvelle que le SNEP-FSU commence cette déclaration liminaire.
Si la loi dite : « pour une école de la confiance » n’est pas abandonnée ou abrogée dans les mois ou années à venir, le sort de cette instance est désormais scellé.

C’est en effet pour la dernière fois que nous allons tenir cette formation paritaire, que nous allons exercer notre rôle de contrôle et de propositions et que nous allons permettre une amélioration des mutations pour nos collègues.

Voici une mesure parmi tant d’autres qui montre, si cela était encore nécessaire, le mépris que notre gouvernement, et notre ministre en particulier, affiche vis-à-vis des personnels, de la démocratie, de l’intérêt général et plus largement de la démocratisation de l’école.

Dans cette frénésie destructrice, personne n’est épargné, pas même les supérieurs hiérarchiques qui déploient tant d’énergie à tenter de mettre en œuvre des réformes imposées (toutes plus inopérantes les unes que les autres) ; ceux la même qui, malgré la fronde dans les établissements, gardent la tête haute et continuent à servir loyalement et à faire office de fusible. En guise de remerciements, voilà que cette loi propose de pouvoir nommer des présidents de conseil d’administration parmi les personnalités extérieures à l’établissement. Serait-ce cela l’école de la confiance ? Une école où l’on aurait envie de créer un système clientéliste sur lequel les politiques auraient la main mise ? Une école où l’envie de créer un système qui réponde aux préoccupations locales de certains et où l’envie de créer un système libéral dans le mépris de l’intérêt général l’emporterait sur tout le reste.

Qu’il nous soit permis d’avoir, sans la moindre ironie, une pensée émue pour ceux qui sont trahis.

Mais finalement, n’est ce pas les usagers qui sont les plus trahis par ces promoteurs de l’école du passé. Car c’est bien une école du tri social qui est en train d’être construite, une école de la reproduction des élites et de la mise sur le côté des plus démunis économiquement et culturellement.

Si tel n’était pas le cas, comment pourrait-on expliquer la création des EPLE internationaux qui siphonneront inévitablement les bons élèves issus des classes les plus favorisées ? Comment pourrait on expliquer que la loi refuse qu’un DASEN puisse inscrire un enfant qu’un maire refuserait d’inscrire ou que l’inscription des enfants à la cantine soit encadré en fonction des places disponibles ?

Gageons, avec ironie bien sûr, qu’un drapeau français flottant dans chaque classe accompagné des paroles de la Marseillaise pourra nous permettre de régler tous les écueils que connait l’école aujourd’hui !!!

Pour l’EPS en particulier, ce gouvernement revient de nouveau sur une vieille idée : « cours le matin ; EPS et SPORT l’après midi ». Encore une fois, nous vivons une tentative destinée à entretenir la confusion entre l’EPS et l’animation sportive tout en mettant à la marge notre discipline vis-à-vis des autres. L’EPS n’a pas besoin de ça après avoir été la grande oubliée du DNB et de la réforme du Lycée. Le SNEP-FSU appelle l’ensemble des équipes à ne pas s’investir dans le cadre de ces appels à projets d’autant plus dans un contexte où la loi de transformation de la fonction publique autorise le détachement d’office des fonctionnaires dans le privée ou vers d’autres secteurs de la fonction publique. Le risque est grand d’un changement profond de nos statuts s’inscrivant dans une détérioration du service rendu et dans une dégradation de nos conditions de travail.

Pour l’ensemble de l’œuvre du gouvernement et de notre ministre depuis leur entrée en fonction et plus particulièrement pour le sort qu’ils réservent à la fonction publique et à l’EPS, pour les répressions violentes qui ont été perpétrées à l’endroit des manifestants, les représentants élus des enseignants d’EPS que nous sommes leur adressent en séance «un carton rouge » et promettent que la lutte n’est pas finie. Nous entendons rester ceux qui s’opposeront à toute régression de la démocratie et de l’intérêt général.

Nous en venons maintenant à l’objet de cette instance et commençons par remercier les services du rectorat pour avoir eu les documents de travail en temps et en heure et pour avoir pu discuter et travailler en bonne intelligence. D’ailleurs, nous n’oublions pas non plus dans nos luttes et nos revendications les agents administratifs qui sont et seront inéluctablement et fortement impactés par les politiques que nous dénonçons plus haut.

Ce que nous constatons cette année sur le mouvement intra académique, c’est une évolution marquée des barèmes due au doublement des points d’ancienneté sur poste obtenu par la FSU au niveau national et répercuté logiquement au niveau local. Il résulte concrètement de cette évolution de meilleures opportunités pour nos collègues obtenant une mutation qui se voient satisfaits sur des vœux établissements ou sur des vœux communes appartenant à leurs premiers vœux. D’autre part et sans conteste, de nombreux collègues en poste depuis longtemps dans un même établissement ont enfin pu avoir une mutation alors qu’ils n’auraient pas pu l’envisager précédemment.

Il existe un autre effet technique de cette augmentation de points. En effet, l’algorithme utilisé par les services du rectorat s’est montré de fait plus performant que les années précédentes car, en phase une, de nombreux collègues ont été directement affectés sur un de leurs vœux établissement en raison d’un barème élevé et d’une barre départementale plus facilement reconnue par la machine.

En conséquence, si nos propositions sont acceptées, nous aurons trouvé 2 postes cachés et auront permis l’amélioration de 10% des mutations. Ceci est inférieur aux années précédentes.

Le mouvement en chiffre devrait pouvoir se présenter ainsi :

60 collègues vont muter pour 205 demandes

– 100 % des collègues devraient être satisfaits sur l’un de leurs vœux.

– 4 TZR mutent sur poste fixe dans le 06 et aucun dans le 83

– 3 collègues deviennent TZR (2 dans le 06 et 1 dans le 83)

Des débats vont, sans doute, animer cette FPMA car nous aurons des questions à poser et des remarques à formuler plus particulièrement concernant la réaffectation suite à des mesures de carte scolaire et concernant l’attribution des bonifications médicales.

En effet, il nous semble que des éclaircissements s’imposent sur la gestion des réaffectations des mesures de carte par l’algorithme car nous constatons qu’elles ne se font pas forcément toutes dans la même logique.

D’autre part, nous souhaiterions ré exprimer nos frustrations déjà exprimées lors du groupe de travail sur les vœux et barèmes concernant l’application des règles d’attribution des bonifications médicales.

En effet, nous rappelons que la circulaire précise que les collègues déposant un dossier médical doivent formuler au moins un vœu commune ET groupement de communes. Certains ne l’ont pas fait et ont obtenu une bonification médicale. Pour certains, une bonification a été obtenue sur un vœu commune alors même qu’ils étaient déjà dans le groupement de communes. La raison invoquée par l’administration est que l’agent avait déjà obtenu une bonification sur la commune l’année précédente. Si cette règle existe alors il nous semble qu’elle doit être précisée dans la circulaire.

D’autre part, des situations similaires entre elles ne nous semblent pas avoir été traitées de la même façon et cela nous gêne. Nous espérons que nous arriverons à améliorer ces écueils par la discussion qui pourra se mettre en place avec les services.

Nous vous remercions pour votre attention.

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU

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