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Edito

EDITO DE MAI JUIN 2021

 

Le ridicule ne tue pas…heureusement car l’EPS serait bien morte cette année !

Clairement toute l’année notre discipline aura souffert d’un mépris rarement atteint, au point de toucher le sens même du métier. Il n’est pas rare de croiser des collègues qui s’interrogent sur leur utilité tellement leur travail a été nié toute l’année. 

Impossible de mettre en place une programmation ! Nombre d’entre nous sommes passés à de l’animation.  Sans être péjoratif quant à cette noble fonction, il est difficile, voire impossible, de travailler avec des protocoles qui arrivent après les rentrées, des installations qui ouvrent et ferment au gré de la communication gouvernementale…et voilà que le rectorat localement participe au grand n’importe quoi.

Ceux qui auront participé aux épreuves d’évaluation ponctuelle ont dû avoir l’impression d’avaler une couleuvre. Car, encore une fois, on a confondu la bienveillance (posture systématiquement dégainée pour compenser les inégalités flagrantes) et la crédibilité de la certification en EPS !… La consigne a été simple, pour les collègues, les compétences seront totalement validées avant l’épreuve et le classement de la performance permettra un semblant de discrimination. Tous les candidats partent de 12, voire de 15…

Sans même parler du mépris de nos compétences puisque l’on nous réduit à de « simple chronométreur ». Les collègues ont été outrés pour leurs élèves, qu’ils ont évalué le plus honnêtement possible durant cette année si particulière. Où est l’équité certificative ?

Quel est l’intérêt d’organiser de telles épreuves si l’on pense que les conditions requises de préparation ne sont pas réunies pour évaluer correctement des acquis ? Que devient notre crédibilité ? Il y a là un manque de sérieux sous couvert de bienveillance. Il n’en faut pas moins pour souligner chez certains la vacuité de notre discipline.

Et que dire à ces candidats qui ont préparé le 3 fois 500m pour finalement être évalués sur un 800m?

Mais nous croyons que la palme du ridicule est certainement à attribuer à la formation continue en distanciel ! La danse derrière son écran c’est fantastique ! Il ne s’agit nullement de faire offense aux collègues formateurs qui ont déployé une montagne d’énergie et de bonne volonté pour tenter de proposer quelque chose d’honorable mais soyons sérieux ! Comment peut on justifier que depuis des mois nous réalisons une EPS en présentiel avec des élèves et qu’il serait impensable de réaliser une formation danse (par exemple) dans les mêmes conditions ? N’aurait il pas justement été intéressant de réfléchir, en présentiel, à des mises en œuvre pour respecter les contraintes sanitaires dans le cadre de l’enseignement de cette APSA ?

Ce qui est certain, c’est qu’on aura pu rassembler de très nombreux collègues pour pas cher, sans qu’ils puissent communiquer et échanger correctement. Serait ce cela l’avenir de notre si belle FPC ???

Non tout ceci n’est pas sérieux !

Le SNEP met en garde contre cette maltraitance professionnelle qui discrédite l’engagement des collègues. Il milite pour une réécriture des programmes qui remet en avant l’épaisseur des savoirs de notre discipline, la particularité motrice de nos apprentissages, et la culture sportive sur laquelle elle repose. Le SNEP alerte sur les dégradations importantes des conditions physiques de nos élèves et réclame que des décisions soient prises pour que les collègues proposent un enseignement riche et intense. Il réclame aussi que nos groupes soient réduits et le temps de pratique allongé afin de répondre aux besoins de nos élèves et à la protection sanitaire de ses acteurs. 

Plus que jamais il nous faut un SNEP FSU fort pour défendre une EPS attaquée

                                                                   Colas MOUTON pour le SNEP FSU

 

Les enjeux du congrès du 17 et 18 juin 2021 !

 

Tous les quatre ans le SNEP renouvelle ses instances, rediscute ses mandats ou les réactualise. Des débats sont organisés pour baliser l’activité des trois prochaines années. La constitution des bureaux départementaux, académiques et nationaux sont soumis aux votes des adhérents.

Le congrès académique permet de faire un bilan d’activité. De fait, le bilan moral et le bilan financier sont soumis eux aussi aux votes. Les thèmes de l’éducation, du sport, du métier et ou du syndicalisme y sont discutés collectivement, pour en faire émerger une synthèse nationale.

Ce rendez-vous peut-être, bien entendu, l’occasion de votre engagement militant. Personne ne peut ignorer la crise des engagements. Il en est de même au SNEP Nice. Toutes les compétences sont les bienvenues, et l’expertise vient avec l’expérience. Il faut toujours une première fois. C’est une expérience qui transforme !

Le congrès doit être aussi un bain de jouvence pour les militants. Le soutien en nombre de la profession devient un geste éco-responsable. En effet, il permet aux collègues qui s’engagent pour vous, de recharger les batteries. Tout le monde peut y contribuer. De fait, le nombre de votants et le taux de participation sont observés, à l’intérieur du SNEP, mais plus encore à l’extérieur. C’est une démonstration de force, ne l’oublions jamais !

Enfin, le congrès se propose d’être un temps de convivialité. Nous en profiterons pour fêter et remercier les copains et les copines qui se sont mobilisés avec dévotion dans le SNEP Nice. Nous les connaissons tous, de près ou de loin. C’est un coup de chapeau largement mérité qui leur sera fait. Ne ratons pas l’occasion de leur dire MERCI.

 Vous comptez sur le SNEP, le SNEP compte sur vous !

Syndiqué(e)s ou futurs syndiqués, Votez et inscrivez-vous au congrès !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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