web analytics

Actualité des mobilisations étudiantes et lycéennes 

Cher·es camarades,        

Depuis maintenant une dizaine de jours, le mouvement lycéen, rejoint par le mouvement étudiant, a pris de l’ampleur. Les revendications des lycéen·nes et des étudiant·es rejoignent les nôtres : dénonciation des non-remplacements, refus du tri social, notamment par Parcoursup, rejet des réformes du lycée et de leurs conséquences sur l’organisation du temps scolaire, nécessité d’un investissement massif dans le bâti scolaire.

     Nous assistons à une série d’interpellations inédites. Nous venons de franchir la barre des 5 000 interpellations en France. À titre de comparaison, le mouvement des agriculteurs de l’année dernière avait donné lieu à 300 interpellations. En 1986, les mouvements lycéens avaient compté 26 interpellations… Dans notre académie, plus de 200 lycéens ont été concernés et, si l’on en croit la préfecture, certains devraient faire l’objet de procédures judiciaires et/ou de conseils de discipline.

     Les premières réponses apportées par le ministre E. Geffray ou encore le Premier ministre S. Lecornu sont largement en dessous des attentes et combinent hypocrisie et mépris. Alors que les choix budgétaires sont au centre des revendications, le projet de budget 2027 annonce la suppression de 1 588 postes, en total décalage avec les besoins.

     La journée de grève, de mobilisation et de manifestation du mardi 6 octobre est un énorme succès : 150 000 à Paris, 50 000 à Marseille, 40 000 à Bordeaux, 25 000 à Lille, 15 000 à Nantes, 13 000 à Grenoble… et partout, des cortèges dynamiques, revendicatifs et déterminés.

     À Nice, nous étions 3 000 et la manifestation s’est déroulée sans dérapage répressif. J’en profite pour remercier les collègues d’EPS, et particulièrement ceux des lycées fermés, qui ont contribué, par leur présence, à apaiser le climat.

     Dans la plus grande confusion et avec une précipitation inadaptée, E. Geffray et S. Lecornu ont appelé à des réunions enseignant·es/élèves dans les établissements pour assurer la reprise. Pour le SNEP-FSU, il s’agit d’une manœuvre visant à casser la dynamique du mouvement, alors qu’aucune revendication n’a été satisfaite. Nous appelons à ne pas participer à ces réunions ou à nous en saisir pour construire la poursuite de la mobilisation.

     L’intersyndicale éducation s’est réunie ce mardi 6 octobre à 18 h 30. Devant l’ampleur du mouvement et la fébrilité mêlée d’inconséquence du gouvernement, une grande partie des organisations syndicales a décidé de prolonger la mobilisation dès le jeudi 8 octobre.

     C’est bien d’une autre politique éducative, d’un renforcement des services publics et donc d’un budget à la hauteur des enjeux, avec des recettes et des dépenses revues à la hausse, dont la jeunesse, les agent·es public·ques et l’ensemble de la population ont besoin.

Colas MOUTON

29/9 : Une mobilisation pour défendre notre profession

Rendez-vous :

NICE : 9h30 Place Garibaldi

TOULON : 10h30 place de la Liberté

Par Colas MOUTON   

Vous l’avez compris, le moment est crucial, à la veille de l’élection présidentielle et à la veille de la présentation du budget, qui arbitre une nouvelle fois en notre défaveur, avec notamment le gel du point d’indice, malgré une hausse vertigineuse de l’inflation qui continue d’impacter notre pouvoir d’achat.

      Rappelons que, depuis 2010, les prix augmentent deux fois plus vite que les salaires. Dit autrement, toute progression dans vos carrières est annulée par une inflation galopante.

    Le gel du point d’indice et la désindexation des revenus sur le coût de la vie sont devenus insupportables...

lire la suite

Rentrée 2026, les comptes n’y sont pas !

Besoin de vous !

Force est de constater que des heures d’EPS ne sont pas assurées partout dans l’académie. Déjà, des collègues en arrêt sans remplacement et des forfaits AS manquants, particulièrement chez nos collègues contractuels.
Le SNEP-FSU rencontre le nouveau recteur dans les prochains jours. Faites-nous remonter si votre établissement est dans l’une de ces situations.
Cliquez ici pour nous indiquer un manquement.

Lettre de rentrée du SNEP-FSU Nice

Le SNEP Nice et les collègues qui l’animent te souhaitent une bonne et heureuse rentrée scolaire.
Nous espérons que tu as profité de ces vacances pour faire le plein d’énergie, car nous en aurons
besoin pour supporter le contre-feu du ministre Geffray, avec l’interdiction du téléphone dans les
lycées.
Car, comme pour les incendies au milieu des canicules, c’est bien la responsabilité individuelle des
lanceurs de mégots qui est pointée du doigt… et pas le dérèglement climatique, lié au manque de
moyens, notamment de Canadairs. On reprend ainsi l’anathème du président Macron lors de ses
vœux à la Nation : « Qui aurait pu prédire ? »


Après dix ans de politiques néolibérales et de casse des services publics, notre école publique est mal
en point et ne tient que grâce à l’investissement de ses personnels, comme de nombreux services
publics en France.
Les services publics manquent de moyens matériels et humains. Concernant l’école, depuis 2022, la
France est à la triste première place en Europe pour le nombre moyen d’élèves par classe, au regard
des suppressions massives de postes décidées par les gouvernements successifs.
Le bilan de l’évolution du nombre de postes d’enseignant·es dans le second degré public depuis 2017
est clair. Selon le ministère, l’évolution du nombre d’élèves a été de -5 700, pour… 5 702
suppressions d’emplois d’enseignant·es, soit une suppression d’emploi par élève de moins.
Le détail de ces suppressions montre également la précarisation des métiers : 15 000 emplois de
titulaires supprimés et 9 370 emplois de contractuel·les créés (Repères et références statistiques,
DEPP).
Concernant les salaires, les fonctionnaires ont subi un déclassement salarial de 17,6 % depuis 2020,
très rapide et en très peu de temps. Des conditions de travail qui expliquent sans aucun doute le
manque d’attractivité de nos métiers.


Le téléphone est bien l’arbre qui cache la forêt calcinée.
Car, hors des drames humains, dont nous espérons que tu n’as pas été touché·e, c’est bien un triste
record de 1 milliard de m² de forêt brûlée qui a été atteint. Soit quatre fois la superficie de tous les
terrains de football de France (estimée à 30 000 terrains) !
1 000 millions de m² : des grandeurs qu’il va falloir maîtriser pour appréhender l’ampleur de la
situation.
Des choix politiques s’imposent, notamment lors de cette année d’élections présidentielles et
législatives, pour rénover et renforcer notre École.
Nous détaillerons plus tard ces transformations, qui sont certainement une évidence pour toi aussi :
bâti scolaire, encadrement, revalorisation, perte de sens du métier…
Des choix politiques pour une école à la hauteur des besoins
Des choix politiques pour améliorer l’école sont possibles. Il y a de l’argent pour les mettre en œuvre
quand :

– 12 milliards d’euros d’argent public vont tous les ans vers l’école privée sous contrat.
L’argent public doit aller à l’école publique.
– 211 milliards d’euros d’argent public sont donnés tous les ans aux grandes entreprises, sans
contrepartie et sans contrôle.
– La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit le doublement du budget de la
Défense, avec 413 milliards d’euros sur six ans.
– Les 500 familles les plus riches de France détiennent plus de 1 200 milliards d’euros, soit
une multiplication par sept en vingt ans !


Pour investir dans l’École et les services publics, il faut faire des choix économiques dans l’intérêt
général : répartir les richesses et ne pas laisser s’enrichir indûment les ultra-riches.
La justice fiscale est plus que jamais à l’ordre du jour. C’est l’impôt qui finance les services publics.
L’année qui s’ouvre nous offre des temps forts pour peser et affirmer haut et fort les transformations
indispensables. Saisissons toutes ces opportunités pour faire entendre et advenir nos revendications.
Là encore, nous reviendrons sur les appels à mobilisation. Deux rendez-vous, malgré tout :
– Grève intersyndicale du mardi 29 septembre pour les salaires, l’emploi et les services
publics.
– Du 3 au 10 décembre : les élections professionnelles, qui seront un moment indispensable
pour tous·tes les fonctionnaires afin d’affirmer leur attachement aux services publics.

Les mobilisations peuvent faire reculer les mauvais projets.
Même dans un contexte difficile, les mobilisations ont pesé ces dernières années, avec, par exemple,
l’abandon de l’obligation des groupes de niveaux voulus par G. Attal, le retour en arrière sur les «
uniformes à l’école », qui n’ont été qu’un écran de fumée pour ne pas traiter les vraies
problématiques du service public d’éducation, ou encore le recul du ministère dans la voie
professionnelle sur le parcours en Y, avec le retour des examens au mois de juin.
Il faut continuer d’agir !
Dès cette rentrée, pour améliorer l’École et les droits de ses personnels, nous vous invitons à vous
syndiquer et à agir syndicalement dans vos établissements !


Bonne rentrée à toutes et tous.

Colas MOUTON, secrétaire académique

Le bureau académique du SNEP Nice en CDA pour préparer la rentrée

Rassemblé pour le CDA de fin d’année les 21 et 22 juin, au CREPS de Boulouris, le bureau du SNEP Nice a oeuvré à préparer la rentrée et les futures échéances, nombreuses, qui vont organiser l’année syndicale. EPSilliades 2.0, élections pro, stages péda, accompagnement des stagiaires, … de beaux projets qui nous réservent une année scolaire active et dynamique !

Plus d’infos à venir sur le calendrier des évènements.

Nous avons également honoré comme il se doit nos deux collègues qui tirent leur révérence, Manue et Phiou, en leur souhaitant de profiter de leur nouvelle vie de jeunes retraités !

loading